Short-cuts (3)

au bout de chaque semaine, ce(ux) que je retiens dans la réalité subjective du monde qui nous entoure

krajem svakog tjedna, ko/čega se sjećam u subjektivnoj stvarnosti svijeta oko nas


Il arrive que, parfois, le monde extérieur suive un autre rythme que celui à l'intérieur. Que leurs longueurs d’ondes ne concordent pas. Quand le monde est trop froid. Trop loin. Trop éloigné des préoccupations subjectives. Comme cette semaine. Semaine où, en France, il a été question de l’application de la réforme de l’orthographe de 1990 dans tous les manuels scolaires à partir de la rentrée 2016 (touche pas à mon oignon ou alors je suis circonflexe – ou cornflakes, si vous voulez). Semaine où, en Croatie, les handballeurs ont décroché la médaille de bronze "aux reflets d’or" et la ministre de la jeunesse et de la politique sociale, ex-religieuse, a estimé que le pays ne pourrait prospérer sans aide de la force divine. Et si la réalité, pour une fois, n’était pas la réalité ?

 

Solitude

Solitude, peur primaire. De n’être plus qu’avec ses pensées. Son silence. Ses chimères. De n’avoir plus personne. D’être seul (et je pense à Robert Desnos : "… et tu restes là sur le seuil entre le monde plein de semblables à toi-même et ta solitude bourdonnante du monde entier.") Puis les hivers passent, et tu te rends compte que seul ne veut pas dire solitaire. Que parfois, seul c’est bien. Cette semaine j’ai été seule. Et si cette condition est désormais loin de laisser s’installer une forme d’angoisse, comme jadis, il reste que je n’aime pas le silence. Cette semaine, j’ai écouté du jazz. J’ai écouté Tony Bennett & Lady Gaga. Cette fille nie mes préjugés. Cette fille, avec une voix suave, avec des hauteurs cristallines, avec une maîtrise de souffle redoutable, cette fille chante comme une déesse. Cette semaine, j’ai écouté David Bowie. Que peut-on dire de plus ? Je ne veux rien dire. J’écoute. J’ausculte. Ses rires. Ses souffles. Cette semaine, j’ai écoute Bashung. Madame rêve. Madame rêve d’apesanteur. Oh que oui…

 

Mots

Au fil des textes, je m’aperçois que le français s’impose de plus en plus dans mon écriture "primaire" (ne suis-je pas en train de trahir mon identité ?). Un français sans doute maladroit. Sans doute erroné, parfois. Un français qui manque de profondeur esthétique. Qui manque du corps. Mon corps ? J’apprivoise cette langue dans une écriture subjective, un défi, peut-être, un signe, sans doute, une parole intérieure qui se stabilise sur le territoire étranger. Ne pas fuir. Ecrire. Ecrire à défaut de (se) parler ? Se taire, en somme ? Se représenter par des mots. Ne pas arrêter. Construire un soi des morceaux de lettres (et reconstruire l’autrui ?). Dans cette langue autre qui traduira magnifiquement l’écart entre le soi et le monde.

 

Images

Mes parents n’avaient pas d’appareil photo instantané, contrairement à de nombreux parents dans les années 1980. Le mien, le premier, a été acheté à Avignon en juillet 2007 (Avignon : pieds nus sur les pavés lisses - cheveux ébouriffés - affiches qui volent au vent - nuits sous les étoiles - théâtre - vie), et le plus récent en décembre dernier pour la fin de la thèse. Je ressens une certaine dose de frustration face à la pratique de la photographie instantanée : au-delà de la singularité d’une photographie qui ne peut se dupliquer par un quelconque procédé de tirage postérieur à la prise de vue, je n’ai jamais su atteindre dans mes images instantanées une unicité stylistique, thématique ou sensorielle. Cette semaine, j’ai chargé une nouvelle cassette dans l’appareil, et je me suis posée face à l’objectif. Des fragments de moi, un bras, des cheveux, des roses qui cachent la peau, un rouge à lèvres rouge. Des fragments dans un espace-temps anonyme. Se transformer en objet pour redevenir sujet.



Ponekad se dogodi da vanjski svijet slijedi neki drugi ritam od onog untarnjeg. Da im se valne duljine ne podudaraju. Onda kada je svijet hladan. Dalek. Previše udaljen od vlastitih briga. Kao ovog tjedna. Tjedna tijekom kojeg se, u Francuskoj, raspravljalo o uvođenju reformiranog, pojednostavljenog pravopisa iz 1990. u školske programe 2016. (Francuzi neobično drže do svog pravopisa. Twitter je zatrpao tag #jesuiscirconflexe u spomen naglaska ^ koji polako odlazi u mirovinu). Tjedna tijekom kojeg su, u Hrvatskoj, rukometaši osvojili brončanu medalju "zlatnog sjaja" a ministrica socijalne politike i mladih je zaključila da se zemlja bez božje snage i pomoći neće moći izvući iz krize. A što ako stvarnost, bar jednom, nije stvarnost?

 

Samoća

Samoća, primarni strah. Biti sam sa svojim mislima. Svojom tišinom. Svojim utvarama. Bez ikoga. Biti sam (i misliti na onu pjesmu Roberta Desnosa koju bi Rundek tako dobro izgovorio). No zime prolaze i shvatiš da sam ne znači i usamljen. Da je biti sam ponekad dobro. Ovaj sam tjedan sama. I makar me samoća više ne plaši kao nekada, i dalje ne volim tišinu. Ovaj sam tjedan slušala jazz. Slušala sam Tonyja Bennetta & Lady Gagu. Ta djevojka demantira moje predrasude. Ta djevojka, slatkoga glasa, kristalnih visina i zavidnog vladanja tišinama, ta djevojka pjeva kao vila. Ovaj sam tjedan slušala Davida Bowieja. Što reći više? Ne želim ništa reći. Slušam. Osluškujem. Njegove osmijehe. Njegovo disanje. Ovaj sam tjedan slušala Bashunga. Pjesmu Madame rêveGospođa sanja. O bestežinskom stanju… Da.

 

Riječi

Iz teksta u tekst primijećujem da se francuski sve više pojavljuje u mom "primarnom" pismu (je li izdajem svoj identitet?). Zasigurno nespretan francuski. Ponekad i pogrešan. Francuski kojem nedostaje stilističke dubine. Kojem nedostaje tijela. Mojeg tijela? Pripitomit ću taj jezik u subjektivnom pismu, izazov, možda, znak, sigurno, unutarnji monolog koji se stabilizira na stranom teritoriju. Ne bježati. Pisati. Umjesto govora ili razgovora? Šutjeti, ušutjeti, napokon? Predstavljati se riječima. Neprestano. Izgraditi sebe od komadića slova (sebe i drugog?). U tom stranom jeziku koji će prelijepo premostiti prazninu između sebe i svijeta.

 

Slike

Za razliku od mnogih roditelja osamdesetih, moji nisu imali polaroid kameru. Moja je prva kupljena u Avignonu 2007. (Avignon : bose noge po glatkim kockama - zapetljane kose - plakati lete na vjetru - noći pod zvijezdama - kazalište - život), a zadnja u prosincu za kraj doktorata. Instant fotografija izaziva u meni određenu dozu frustracije: osim one problematične unikatnosti koja se ni na koji način ne može duplicirati, moje instant fotografije nikada nisu pronašle jedinstvenost stila, osjeta ili teme. Ovaj sam tjedan u polaroid stavila novi film a pred objektiv sebe. Komadiće sebe, jednu ruku, zamah kose, ruže koje kriju dijelove kože, crveni ruž. Komadiće u anonimnom prostoru i vremenu. Pretvoriti se u objekt kako bi se postalo subjektom.