Short-cuts (45)

Short-cuts (45)

semaine du 28 / 11 / 16

"There will be time, there will be time

To prepare a face to meet the faces that you meet"


les fenêtres – reflets – tout ce qui demeure entre les murs où les mots sont silencieux. il y a des gens qui y vivent, derrière les rideaux lumineux, isolés des mouvements intermittents des étrangers au passage. il se fait chaud et immobile parmi leurs lumières assourdies durant les millièmes de secondes qu’existe la rencontre entre une rétine et leurs vies.

puis, c’est la séparation.

par exemple :

au deuxième étage d’un haut HLM, banlieue chic, contrastes. derrière la première fenêtre sur la droite, la cuisine. au milieu, un plan de travail. un lustre à l’abat-jour rouge fait danser des ombres chaudes sur les murs. les rideaux sont toujours ouverts. le Un passe devant son immeuble vers 7h17. il se réveille tôt. parfois il est face à la fenêtre. immobile, inconscient, il règne sur l’origine du jour. (je ne le ferai ni parler ni penser.) il prend son petit-déjeuner. vingt-quatre images par seconde. divisées par un clignement des yeux involontaire. il en reste sept, huit. figement de sa réalité dans le reflet d’une scène filmée par mes rétines. le vacarme du monde du dehors est bien loin. il l’affrontera plus tard.

parfois, la lumière est éteinte. alors j’ai peur. de la mort.


 
 

novi tjedan : 28 / 11 / 16

"There will be time, there will be time

To prepare a face to meet the faces that you meet"


prozori – odsjaji – sve što ostaje unutar zidova tamo gdje su utihnule riječi. ljudi tamo žive, iza osvijetljenih zavjesa, daleko od isprekidanih pokreta stranaca u prolazu. postaje vruće i nepokretno u njihovim nijemim svjetlima tijekom tisućinki sekunde koliko postoji susret između jedne mrežnice i njihovih života.

a onda, rastanak.

na primjer :

na drugom katu oronulog nebodera, šik predgrađe, kontrasti. iza prvog prozora zdesna, kuhinja. u sredini radna ploha. luster s crvenim abažurom zove tople sjene na ples po zidovima. zavjese su uvijek odgrnute. Jedinica prolazi ispred njegove zgrade oko 7h17. rano se budi. ponekad je okrenut prema prozoru. nepomičan, nesvjestan, vlada nad podrijetlom dana. (ovdje neće niti govoriti niti misliti.) doručkuje. dvadeset i četiri slike u sekundi. razdvojene nehotičnim treptajem. ostaje ih sedam, osam. njegova stvarnost je zamrznuta u odsjaju scene snimane mojom mrežnicom. galama svijeta čini se daleko. kasnije će se s njom suočiti.

ponekad je svjetlo ugašeno. tada se bojim. smrti.