Short-cuts (25)

au bout de chaque semaine, ce(ux) que je retiens dans la réalité subjective du monde qui nous entoure

krajem svakog tjedna, ko/čega se sjećam u subjektivnoj stvarnosti svijeta oko nas


semaine du 4 / 7 / 16

 

Je vole l’ensemble des choses que l’on ressent (et son rouge à lèvres) à Hélène C. Sans la connaître.

Dedans, il n'y a rien.

 

Sur l’île, les chats naissent au printemps et meurent avec le départ des hommes. Les mères, maigres, chassent entre les roches cachées dans la brousse quelques sauterelles, escargots, taons ou – exceptionnellement – rats, et les avalent avant d’atteindre le nid avec leurs petits. Leur lait est caillé et chaud. Insipide. Les plus petits des petits mourront avant d’avoir pu se noyer dans la lumière du jour. Les autres grimperont sur la montagne de leurs corps pour atteindre le lait, la vie. Les mouches leur lèchent les yeux mi-ouverts, les puces leur sautent sur le duvet. Avec leurs premiers pas ils quittent le nid et se fondent dans de l’immortelle, ils jouent parmi les branches de l’olivier, ils se cachent sous les buis épineux des mûriers. La mère est demi-morte. La sécheresse est sans fin. Les jours se succèdent, identiques, avec le soleil au zénith et les vapeurs salées de la mer qui recouvrent les roches. Puis un jour arrivent les hommes. Ils étaleront leurs tentes leurs barbecues leurs maillots de bain mouillés leurs saucissons secs leurs attrape-mouches leurs jeux de cartes leurs masques et tubas leurs cannes à pêche leurs transistors leurs langues étrangères leurs appareils photo sous-marins leurs tongs leurs livres leurs huiles de coco leurs sprays anti-moustiques leur insouciance et leurs gros corps blancs. Ils jetteront aux chats les carcasses grasses de leurs poulets grillés, les têtes et les déchets de leurs poissons, le lait coloré par leurs Chocapics du matin et quelques regards vaguement compatissants. Les chats joueront, mangeront et dormiront à l’ombre d’une vie rêvée. Pour un temps des vacances…

Et c’est ainsi.

Les chats chassent les rats. Les hommes nourrissent les chats. Les rats s’échappent. Les hommes partent. Les chats meurent. Les rats règnent.

Un nouveau cycle commencera.


 
 

novi tjedan : 4 / 7 / 16

 

Kradem od Hélène C. sve ono što se može osjetiti (i njen crveni ruž). A ne znam je.

Unutra nema ničega.

 

Na otoku se mačke rađaju u proljeće i umiru s odlaskom ljudi. Majke, mršave, love među stijenama skrivenim u suhoj travi skakavce, puževe, obade ili – vrlo rijetko – štakore, i gutaju ih prije nego što dosegnu gnijezdo sa svojim mladima. Njihovo je mlijeko kiselo i toplo. Bezokusno. Najmanji od mladih umrijet će prije nego što se utope u svjetlosti dana. Ostali će se penjati po planini njihovih tijela kako bi dosegli mlijeko ili život. Muhe im ližu poluotvorene oči a buhe im skaču po paperjastoj dlaci. S prvim koracima napuštaju gnijezdo i gube se u smilju, igraju se među maslinovim granama, skrivaju se pod trnovitim grmovima kupina. Majka je polumrtva. Suša je beskrajna. Dani se nižu, isti, sa suncem u zenitu i slanim morskim parama koje prekrivaju stijene. A onda, jednoga dana dolaze ljudi. Raširit će svoje šatore svoje roštilje svoje mokre kupaće kostime svoje kobasice svoje muholovke svoje igraće karte svoje maske i dihalice svoje ribičke štapove svoje tranzistore svoje strane jezike svoje podvodne fotoaparate svoje japanke svoje knjige svoja kokosova ulja svoje sprejeve protiv komaraca svoju bezbrižnost i svoja debela bijela tijela. Bacat će mačkama ostatke svojih pečenih pileta, glave i iznutrice svojih riba, mlijeko obojeno njihovim jutarnjim Chocapicsima i nekoliko blago suosjećajnih pogleda. Mačke će se igrati, jesti i spavati u sjeni divnog života. Za vrijeme trajanja praznika.

I to je tako.

Mačke love štakore. Ljudi hrane mačke. Štakori bježe. Ljudi odlaze. Mačke umiru. Štakori vladaju.

Počet će novi ciklus.