Sur le choix

De cette liberté de choix (allusion de liberté ?) d’autres mondes possibles atrophient dans un oubli progressif (ça fut important – ça ne l’est plus) dans un détachement jadis suspicieux et impensable (comment oublier la trace de… ?). De cette liberté écartelée tiraillée déchirée sont fabriqués les rêves d’une meilleure vie. De cette liberté la souffrance jaillit à contre-courant (car la vie n’est pas un… mais on ne le savait pas) et des blessures de guerre comme du sang sur les genoux. De cette liberté les femmes deviennent les femmes et les hommes deviennent les hommes (je ne veux pas avoir le choix. La liberté me pèse. La liberté me fait peur).

 
 

Il fera beau et tu marcheras, décidé, d’un pas incertain car les risques…car les peurs…car les mauvais choix… Il fera beau et tu maudiras ta chance d’avoir le choix. Tu maudiras ta liberté (et si je laissais les autres décider à ma place ?). Tu maudiras le conformisme tranquille (plutôt et-et que ni-ni, choix du rejet) de ta belle vie. Non, il n’est pas facile de s’extirper des bras de l’aigre-doux imaginaire collectif du non-choix. Tu meurs, un peu, forcément, lorsque tu choisis une ramification, lorsque tu t’accroches à une branche. Mais il faut tailler les arbres pour qu’ils deviennent vigoureux.

 
 

Tu ne peux pas ne pas choisir. Tu es une Femme. Tu es un Homme. Et le choix (possibilité et acte) seul dit : « J’existe ».