Sur les traces

Par exemple :

"La trace de ton sang dans la neige"

Les traces de pas dans le sable (c'est la mer qui efface les traces d’une présence effacée)

La trace de l’absence. Des absences

Les traces de… à l’échelle d’un regard rétroactif

Les traces de lutte ou lutter contre les traces

La trace de l'écho ("ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre")

 
 

L’absence.

Ce qui reste d’une existence singulière dans le temps et l’espace et les cœurs. Le signe la trace efface le référent l’objet qui forme l’empreinte qui imprime. La trace le creux le vide débordant d’un trop plein dès maintenant invisible effacé disparu. La présence (involontaire irréfléchie automatique) de la trace est l’absence de l’objet (aimé pensé sien). "Ça a été." Donner du sens à l’absence (à contre-sens ?) par l’existence de l’insaisissable : la matérialité autre qui supplée une présence par son reflet.

 
 

L’imagination.

L’imagination dans la représentation dans la re-présentation de l’objet désirant désiré qui n’est plus. Le vide est passé. La trace remplit la distance espace-temps qui sépare de l’objet par la polysémie des voix narrées. Avec le temps les traces changent s’effacent se réinventent. Mémoires d’une mémoire d’un objet (aimé pensé sien), non-lieu et non-temps dans la mémoire du corps du cœur. À l’intérieur de moi tu as laissé une trace (traces invisibles ?). Et ce qui reste la trace qui reste nourrit se nourrit des yeux et des bouches de ceux qui restent.